le photophone
L’approche conceptuelle du photophone repose sur le smartphone comme "outil artistique légitime" pour capturer l'instant et les textures du quotidien. Ce choix démocratise l'art, questionne la valeur des outils et s'inscrit dans une poétique de l'hybridité et de l'immédiateté, proche des cut-ups de William S. Burroughs ou des expérimentations numériques post-conceptuelles.
L'idée du photophone repose sur la création de mon acronyme: TOPOS (Territoires Opportuns à Périmètres Ouverts Scénographiés). Ce concept, place chaque image au cœur d’une scénographie ouverte et évolutive. Ainsi, territoires lieux et espaces y cohabitent autour de frontières réelles et numériques communes.
Dans un monde où les réseaux sociaux et le multimédia dominent la diffusion de l'image, je réinvente la manière dont nous concevons l'art visuel : mes créations, immédiatement partagées en ligne, invitent à une interaction en temps réel et à un feedback global. Cette immédiateté permet à mon travail de s'adapter aux évolutions rapides de la technologie, tout en affirmant ma vision d'un média universel et connecté.
Mon parcours s'inscrit dans une dynamique de « technoculture » intuitive, où le mobile devient un "dispositif mutant", une extension naturelle du corps, fusionnant vie quotidienne et création artistique. J'incarne ainsi une nouvelle génération d'artistes multimédias qui, par la spontanéité et la créativité de leurs démarches, réinventent la photographie pour en faire un outil d'expression contemporaine. Une méta-photographie résolument tournée vers l'avenir.
L’art mobile aborde souvent des questions sociétales comme le consumérisme, la dépendance à la technologie, la protection des données ou la perte d’identité. Il reflète le rôle du smartphone comme un "fait social total", omniprésent dans la vie moderne.
L’art mobile est un mouvement artistique contemporain. Il s’inspire de révolutions plus anciennes comme le dadaïsme, le surréalisme, le mouvement Fluxus et l’art postal, qui intégraient des objets du quotidien et la participation du public. Le smartphone prolonge cette idée en servant à la fois d’outil créatif et de plateforme de partage. Il en devient un fait social total.
Le photophone, dans sa version la plus nue, est une pratique de l’inframince. Celui-ci agit ici à mon sens, de deux manières. L'une concerne les notions de machines et de tirages. L'autre prend toute sa valeur dans la notion de circulation de la lumière et des reflets.
La notion de machine: ainsi nous dit Marcel Duchamp: la différence entre deux produits industriels (ici artistiques) issus de la même ligne de montage est un inframince. Cela sous-tend que l'inframince vient différencier une pièce d'une autre. On peut assez facilement en tirer la conclusion que 5/10/100 tirages de photophones provenant de la même machine, sont des tirages uniques car inframince. Les Epreuves d'Artistes, lithographies, reprographies, eaux fortes, gravures etc, gardent toujours la même intensité et ma même valeur sur le marché de l'art. Elles subissent néanmoins une concurrence ici de l'inframince qui devrait avoir valeur égale sur le marché.
Les notions de lumière et de reflet: le reflet et la lumière sur les verres de mes photophones m'ont, jusqu'à ce jour, toujours posé problème. Soit parce que l'on se voit dans la photo qui arrive comme une superposition, soit parce que les néons ou autres vecteurs viennent s'incruster dans le photophone!
Or ces deux inconvénients peuvent, si l'on y prête attention, devenir des avantages et de plus être valoriser. En effet, on peut considérer que mes photophones, se doivent d'être clairement visibles et c'est le cas pour des tirages de couleur mate. Mais de manière à la fois conceptuelle et artistique, il doit être possible de considérer que toutes perturbations quelles quelles soient, peut être un plus artistique. Ainsi, se voir dans le cadre du photophone de manière un peu indistincte, c'est aussi entrer de manière indirecte dans l'univers de l'artiste et en quelque sorte en être un participant.
Quand au reflet, je le vois non pas comme une perturbation, mais comme un ajout indirect et aléatoire. Il vient se superposer et ajouter un trait de lumière, une ombre, un nuage, à un instant donné, un moment rapide et fugace. J'en tiens compte et le prend pleinement en considération comme faisant partie de l'œuvre.
Ainsi, ces deux notions, peuvent être entendus comme une participation à l'œuvre de l'artiste sous des formes indirectes et inconscientes. Ce qui pourrait s'apparenter à une "œuvre ouverte" agissant de manière souvent éphémère et instable, ce qui lui donne toute sa force et sa justification d'inframince.
https://www.blurb.com/b/11383583-r-alit-s-alternatives
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