lucborell
artiste contemporain post-conceptuel
Je présente ici, les deux médiums sur lesquels je travaille : mes photophones, issus de photos prises au smartphone et travaillées en post-production, et mes sculptures, réalisées à partir de matériaux de récupérations — du polystyrène entres autres, issus des déchets de la consommation de masse.
Mon geste métamorphose ces rebuts en territoires symboliques : il révèle les frontières poreuses entre création et pollution, entre ready-made et urgence environnementale. Il met en avant la surconsommation, l’effondrement climatique et les ambiguïtés de l’innovation technique, formant le cœur de cette réflexion critique.
Celle-ci, oriente ma pratique vers des formes hybrides, qui articulent écologie, technologies numériques et multimodalité, afin de repenser nos manières d’habiter un monde saturé de déchets.
je met ici en avant, le concept de T.O.P.O.S (Territoires Opportuns à Périmètres Ouverts Scénographiés) qui est l' acronyme créé et développé par moi-même, Luc Borel artiste contemporain, à partir de l'année 2015. Ce concept, s'inscrit dans le cadre de ma recherche artistique autour de la transformation des espaces, de la matérialité et des dispositifs perceptifs. J'explique plus bas en détail, comment et dans quelle direction s'ouvre cette recherche.
rouge et jaune
mes photophones: un concept visuel
je revendique le smartphone comme un outil artistique légitime, capable de capter un instant unique; l'essence fugace des espaces urbains et leurs métamorphoses par un travail de post-production.
stress
mes sculptures: un concept hybride
je défends, le concept de sculpture issus de déchets en polystyrène, soulignant ici l'hybridité multimodale et l'urgence écologique comme opportunités esthétiques.
LES SCULPTURES DE lucborell: une émanation du T.O.P.O.S. Au croisement du numérique et du tangible, ma pratique artistique se déploie en une démarche multimodale et rhizomique. Parallèlement, l'upcycling imprègne cette approche d'une urgence écologique : transformer des déchets en œuvres visibles. Mes sculptures en polystyrène recyclé – matériau léger, éphémère et surabondant – deviennent des "ready-made polymorphes" : métamorphoses d'emballages industriels jetables en bas-reliefs minimalistes. Ils alertent sur la fragilité environnementale tout en célébrant la beauté. Loin du consumérisme, ce recyclage est un geste poétique : le polystyrène devient le murmure de la surconsommation et se mue en support dont la fragilité n'est qu'apparente. Prêt pour des expositions pop-up ou collaborations interdisciplinaires.
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MANIFESTE DU T.O.P.O.S. Un concept opératoire de lucborell
Le T.O.P.O.S. — Territoire Opportun à Périmètre Ouvert Scénographié — ne désigne pas un lieu au sens traditionnel, mais une manière d’activer l’espace. Là où le lieu classique se définit par sa stabilité, sa délimitation et sa fonction, le T.O.P.O.S. introduit une conception dynamique, relationnelle et instable du territoire. Il ne s’agit plus d’occuper un espace, mais de le faire advenir comme champ d’expérience.
Un T.O.P.O.S. émerge toujours dans une situation donnée. Il n’est pas prédéfini, ni abstrait : il apparaît là où des conditions spécifiques — matérielles, techniques, contextuelles — rendent possible une transformation. Une friche, un déchet, un flux d’images, un espace marginal sont autant de points d’entrée. Ce qui fonde le T.O.P.O.S., ce n’est pas la qualité intrinsèque d’un lieu, mais son potentiel d’activation. Il relève ainsi d’une logique de l’opportunité : saisir ce qui est déjà là, mais encore inactif, et le transformer en expérience.
Cette activation repose sur une ouverture fondamentale. Le T.O.P.O.S. ne possède pas de frontières fixes : ses limites sont poreuses, mobiles, traversables. Le territoire ne s’y définit plus par exclusion, mais par relations. Toute frontière y devient interface, zone de contact et de circulation. Par-là, le T.O.P.O.S. substitue à l’espace fermé une topologie ouverte, où ce qui importe n’est pas la forme du lieu, mais les flux qui le traversent et les connexions qui s’y établissent.
Cependant, cette ouverture ne signifie pas absence de structure. Le T.O.P.O.S. est scénographié. Il est organisé par un geste qui agence les éléments présents — matières, images, volumes, rythmes — pour produire une expérience. La scénographie ne se limite pas à une mise en forme esthétique : elle constitue un principe opératoire qui transforme l’espace en dispositif. Ce dispositif engage le corps et la perception ; il ne donne pas à voir une œuvre, mais place le regardeur au sein d’une situation. L’expérience n’est plus extérieure à l’œuvre : elle en est la condition même.
Dans ce cadre, la matière joue un rôle central. Les matériaux mobilisés — souvent issus du rebut ou de l’industrie — ne sont pas traités comme des supports neutres, mais comme des éléments actifs du territoire. Leur transformation ne consiste pas à les ennoblir, mais
à les déplacer, à les reconfigurer dans un autre régime de perception. Ce déplacement produit une inversion : ce qui était périphérique devient structurant. Le déchet cesse d’être un résidu pour devenir un opérateur de sens.
Parallèlement, le T.O.P.O.S. intègre les images techniques comme prolongement du territoire. Les photophones ne sont pas conçus comme des représentations autonomes, mais comme des vecteurs d’expansion spatiale. Ils introduisent une dimension numérique qui ne s’oppose pas au réel, mais s’y articule. L’espace devient ainsi hybride : à la fois matériel et informationnel, local et diffus. Cette hybridation dissout les catégories traditionnelles — sculpture, image, installation — au profit d’un champ unique d’interactions.
Dès lors, le T.O.P.O.S. ne peut être compris ni comme un objet, ni comme un lieu, mais comme un agencement en transformation. Il produit moins des formes que des relations, moins des œuvres que des conditions d’expérience. Le sens qui en émerge n’est pas contenu dans ses éléments, mais généré par leur mise en tension. Il ne se donne pas d’emblée : il advient dans la rencontre entre le dispositif et celui qui l’éprouve.
En ce sens, le T.O.P.O.S. ne représente pas le monde : il le reconfigure. Il agit à partir de ses marges, de ses restes et de ses flux pour en révéler des potentialités inédites. Il propose une autre manière d’habiter l’espace, fondée non sur la fixation des formes, mais sur l’activation des situations.
Le T.O.P.O.S. est ainsi moins une définition qu’une pratique : une manière de saisir, de transformer et de scénographier le réel afin de faire émerger, dans son instabilité même, de nouvelles formes d’expérience et de signification.
https://www.blurb.com/b/11383583-r-alit-s-alternatives
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Localisation
lucborell
Nice, France
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